Zézette 
La Galette, ce petit pain de seigle que les meuniers Debray débitaient, accompagné d’un verre de lait. Miracle Montmartrois, ces habiles commerçants transformèrent vers 1830 le lait en vin et leur moulin en cabaret. Qui n’a escaladé la célèbre Butte pour aller "gambiller" au Moulin ? Après avoir servi de Music-Hall, puis de salle d’émissions publiques, de radio et de télévision, la salle, fermée en 1966, devint studio de l’ORTF et disparut avec elle.
A la fin du XVème siècle, ruinées par les guerres, les Dames de Montmartre sont contraintes de vendre leurs terrains.
Vignerons et laboureurs s’installent donc et cultivent de beaux vignobles : le Sacalie, la célèbre Goutte d’Or, le Clos Berthaud, la Sauvageonne, la Vigne de Bel-Air.
En 1910, on peut encore voir deux treilles du vignoble de Montmartre rues Damrémont et Lepic.
En 1929, le peintre Francisque Poulbot et quelques amis écrivains et artistes sauvent de l’expansion immobilière un terrain municipal en y plantant quelques ceps de vigne.
En 1933, on poursuit la plantation avec plus de trois mille plants de Thomery et trois plans de Morgon.
L’année suivante commence la traditionnelle fête des vendanges qui se poursuit chaque année. Sont invités des vedettes, les notables de Montmartre, mais aussi les délégations des provinces
françaises,et les chevaliers du taste-vin de toutes régions pour fêter "le Clos Montmartre", aujourd’hui seul vrai vignoble de Paris.
Le produit des vendanges est vendu au profit du Comité de Bienfaisance de l’arrondissement.
...sur le Moulin rouge...
Le Moulin Rouge vers
1889.
Ce monument mondialement connu fut superbement illustré par l’un de ses clients les plus assidus, le peintre Toulouse-Lautrec.
Avec le temps, le Moulin Rouge gagna en réputation. S’y pressaient désormais, le soir, aristocrates et bourgeois.
Le succès aidant, un hall immense fut construit pour accueillir les clients, dans lequel débouchait un escalier vertinigineux tendu de velours rouge.
Mais entre les deux guerres, le Moulin Rouge changea de vocation avec Pathé qui le transforma en salle de cinéma. Le succès resta le même.
...Sur le Sacré-Coeur...
Le nom de "Montmartre", vient de la découverte au pied de la Butte du martyrium, c’est-à-dire d’un
ossuaire, lieu de martyre des premiers chrétiens, d’où le nom de Mons Martyrium.
C’est en juin 1689 que Sainte Marguerite-Marie demande au roi Louis X IV qu’un sanctuaire soit érigé et consacré au Sacré-Coeur.
Souvenirs du film de Jean-pierre Jeunet --> Le fabuleux destin d'Amélie Poulain
Les quartiers pitoresques de Paris comme le quartier Lepic-Abbesses sont souvent en arrière plan de films français ou étrangers. Le bas de la Butte Montmartre ne fait pas exception. Tout le quartier a connu un formidable regain de popularité depuis Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain.
La rue Lepic, dans le film, prend des allures de village irréel, mais les lieux évoqués existent bien. Ils sont devenus le passage obligé des pèlerins, et leurs (heureux) propriétaires exploitent à fond le filon.
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