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Bolivie


Samedi 11 août 2007

Chers maillons ! que dire ? très chers maillons !

 

Nous voilà de retour de Bolivie ! Un séjour éprouvant : le froid d'un hiver plus rude que jamais, les "bloqueos" (barrages de routes) des divers groupes revendicatifs au moment où se déroule l'assemblée chargée de rédiger la nouvelle constitution du pays, et qui ont gêné nos déplacements…les conditions très rudimentaires de logement – matelas au sol dans des salles de classe, sans chauffage, bien sûr - Mais un séjour riche de découvertes, de rencontres, de services, de joies et d'émotions.

 

Vous nous avez permis de vivre une première expérience, en groupe, de mission "humanitaire" avec l’opportunité de donner un sens au voyage. Vivre et expérimenter un pays, la Bolivie, d’une façon tout à fait différente de ce qui se fait d’habitude : de touriste, passer à touriste utile, puis à utile tout court. Utile pour tous ces enfants, à petite échelle bien sûr, cela ne représente que 3 semaines sur toute une vie, et nous n'avons aucune fierté à en tirer !

 

Nous avons vécu notre mission dans deux villages de campesinos : Mamahota et Chilcani avec des enfants comme on n'en voit pas toujours dans nos cités : respectueux, attentifs, impliqués, désireux d'apprendre et de partager. Avec eux nous avons réalisé une fresque murale dans leur école, organisé des jeux, des olympiades et participé à un concours international de dessins sur les droits de l'enfant. Une petite bolivienne a dessiné une classe d'élèves et un professeur qui enseignait. Elle exprimait le droit à l'éducation; car effectivement tout le monde n'a pas cette chance, ça peut paraître normal pour l'un, mais pas si évident pour d'autres. "Et j'ai senti qu'il faut vraiment des groupes qui partent comme nous en mission humanitaire, partout dans le monde, dans tous les continents pour que les droits des enfants soient réalisés."

 

Dans les villages de la Sierra, les femmes travaillent très dur et s’occupent de tout, champs, animaux, maison, et ont bien peu de temps pour les enfants, les maris étant souvent à la mine ou partis travailler en ville. Les enfants aussi travaillent pendant les vacances ou même tout au long de l’année puisque l’école n’a lieu que la demi-journée, le matin ou l’après midi. A la campagne, ils s’occupent des animaux, en ville, ils sont au travail dans la rue : vendeurs de friandises ou de journaux, cireurs de chaussures, musiciens, crieurs des directions de bus, laveurs de voitures … toutes sortes de petits boulots pour aider leur famille.

 
 

Nous repartons avec des images de pauvreté, mais de celles qui poussent au partage, à apprécier et contempler les simples et belles choses de la vie. Certes c’est un pays pauvre, mais ce n’est pas cela qui marque le plus : c'est un peuple humble, et très riche de beaucoup d’autres valeurs. Images d’enfants souriants, heureux d être avec nous, de ceux qui font semblant de ne pas connaître notre destination pour nous inviter chez eux à partager le repas du matin avec leur famille (patates, riz et sauce piquante) Des patates douces, justement, divinement bonnes, ou le chuño : patates qui ont alternativement gelé pendant 3 nuits, et séché durant le jour au soleil. Les gens se contentent du peu qu’ils ont pour vivre au jour le jour, ils n’avaient guère plus de nourriture que nous, et même moins, et ils la partageaient avec notre groupe, alors qu’ils ont une famille nombreuse, et que nous étions sept. Certes le côté hygiène est loin d être aussi extrême que chez nous ! Bien au contraire... Mais l'accueil est ENORME. Et pourtant le président du village de Chilcani s’excusait  des conditions dans lesquelles nous étions hébergées !... Ce pays, découvert pour la première fois, nous a ouvert très grand ses bras, et notre initiation a été TRES riche dans tous les domaines.

 

Ce peuple Quechua a réellement envie d’avancer. Grâce au travail des Soeurs, à la formation des agents de développement locaux et des femmes leaders des groupes des villages, un travail extraordinaire a été fait dans la zone depuis 15 ans : adduction d'eau,  amélioration des productions, appui à l'alphabétisation et à la scolarisation des filles et des femmes... Et on sent l'envie de continuer à évoluer.

 

Nous avons pu visiter une mine. Les conditions de travail, dans un lieu fermé, la poussière,le manque d’oxygène en certains endroits, l’inhalation de gaz et de poussières toxiques, le froid, le manque de lumière, la faim, les 10 h de travail par jour : c'est vraiment très, très dur et tout ça pour 500 bolivianos par mois de travail, soit 50 Euros. Mais tout se joue sur la chance car beaucoup sont travailleurs indépendants ou en petits groupes associés en coopérative : si un mineur tombe sur un métal très recherché, il peut devenir millionnaire, mais on peut travailler toute la vie,  (bien raccourcie par les maladies de la mine), faire travailler tous ses enfants, dès 12 ans, sous terre, sans avoir jamais “sa chance”. Les étudiants eux même travaillent à la mine pour payer leurs études… et certains y laissent leur vie pour une chute de pierre. La mine, la richesse du sous-sol bolivien en minéraux sont une des grandes ressources d’emplois pour ce pays. Et cela depuis des siècles Au temps de la colonisation espagnole, on fit venir des esclaves du Congo pour battre la monnaie dans la chaleur des forges. A cette époque les mineurs pouvaient rester plusieurs jours dans la mine, avec des bougies pour s’éclairer. Quand ils sortaient enfin à la lumière éblouissante du jour à cette altitude de 4000 mètres, ils étaient aveuglés à en perdre la vue. Notre guide était très ému quand il évoquait ces situation, et toute l'exploitation coloniale de gens illettrés et qui ne parlaient que le quechua, et donc ne pouvaient se défendre.

 

Nous avons beaucoup appris de ce voyage, nous remportons dans les bagages beaucoup plus d’humanité, plein de souvenirs … et de cadeaux bien sûr ! des images mentales de tant de merveilleux paysages qui inspirent toutes la force et la tranquillité du corps et de l’esprit : la campagne au réveil, avec le lever du soleil sur le fleuve asséché en cette saison, et ces paysages verts, parsemés de quelques maisons en adobe et de quelques animaux, avec progressivement la rencontre des femmes, hommes et enfants qui mènent les bêtes dans la montagne et une nouvelle journée d’activités avec les enfants qui se prépare. La gentillesse des gens, la beauté de ce pays, l’importante gigantesque de la famille, ainsi que la paix qu’on peut ressentir en étant ici … c'est incroyable comme les heures passées sur une pierre à écouter et à observer peuvent apaiser ! Nul besoin ensuite de médecine douce ou d’autres compléments : "J'ai aujourd’hui au fond de moi un coin de paradis, un petit havre de paix intérieure qui m’ouvrira les bras dès que les attaques se feront ressentir ! J'espère pouvoir garder tout cela tout au long de ma vie ! Pouvoir écouter cette petite voix qui me dira “ si tu es stressée ou énervée, rejoins-moi."

 

Nous avons vraiment envie de continuer à découvrir ce pays, à tenter de le comprendre, à entretenir des liens durables avec ce peuple qui a tant à nous apprendre !

 

Nous avions pu récolter des fonds par nos actions qui vont permettre : des achats de fournitures scolaires revendues à un prix abordable pour les familles, des tableaux pour les écoles des 2 villages, des équipements pour l'atelier de couture de produits en aguayo qui financent la scolarité des jeunes filles, matériel et bibliothèque pour l'internat d'Okoruro, et un fond d'urgence pour l'essence afin de transporter des malades isolé à l'hôpital.

Mille mercis pour votre solidarité à tous, car c'est grâce à votre soutien à COLA nous avons pu réaliser quelque chose d'inoubliable avec les boliviens

 


 

 Séraphine, Cécile, Maria, Véronique, Rosette, Anne Laure, Marianne, Brigitte

Par Zézette
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Samedi 2 juin 2007
Au premier Juin, nous avons dépassé les 750 Maillons ! NOUS PARTONS le 29 Juin !!!
MERCI !
Vous êtes formidables !
et vous avez renforcé notre confiance en la vie et la solidarité humaine.
 
rendez vous des mercis sur http://www.cola-cooperation.com/
 
Merci de transmettre aux nombreux maillons dont nous n'avons pas l'adresse courriel !
 
Le groupe COLA BOLIVIE 2007
Brigitte, Véronique, Mariah, Rosette, Anne Laure, Cécile, Maria, Séraphine.

Pour le rappel clique ICI et ICI
Par Zézette
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Mercredi 25 avril 2007
Pour aider un groupe à partir en mission d'aide au développement en Bolivie en Juillet 2007, nous avons besoin d'aide maintenant !!!

Ce projet n'apporte pas d'argent à une association !!! Mais il sert à mener des actions en faveur des enfants quelques villages de l'Altiplano, en Bolivie !

Votre soutien est précieux et urgent !!!

Nous sommes actuellement à 132 maillons.... il en manque 668......

Merci à tous ceux qui ont déjà répondu présent pour soutenir ce projet d'aide au développement !!

Je vous demande encore de l'aide... soit en étant un maillon... soit en relayant l'appel ! Merci !!!!
Par Zézette
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Dimanche 15 avril 2007

Ce n'est pas dans mes habitudes de faire ce genre de demande, mais là c'est important !!

En juillet 2005 j'ai participé à un projet d'aide au développement en Bolivie pour les enfants de quelques villages de l'altiplano.

Un groupe s'est constitué il y a plusieurs mois pour un nouveau départ en juillet 2007, mais leur projet s'éfondre...

Voici la lettre que Soeur Brigitte m'a envoyé pour m'informer du problème :

Le groupe avec lequel je prépare un départ pour la Bolivie en Juillet a ses billets d'avion depuis Janvier. Chacune se bouge (toutes des filles cette fois) pour d'une part payer le voyage, et d'aure part financer des projets en faveur des enfants. On était sur la bonne voie. Et voilà que la compagnie d'aviation, la LAB, a mis la clé sous la porte, et que nous ne savons pas si et quand nous serons remboursées. VOUS IMAGINEZ LE DESASTRE !
 
Notre association COLA n'a pas les reins assez solide pour acheter d'autres billets.
Le groupe n'envisage pas d'utiliser l'argent récolté pour les enfants pour se repayer le voyage
Et moi j'ai le coeur déchiré en pensant à l'argent qu'elles ont mis dedans et à cette expérience dont elles vont être privées, et qui ne se représentera sans doute plus.
Alors, avec l'accord du Conseil d'administration de COLA, je lance une opération : " 800 maillons pour un sauvetage"
 
Nous recherchons 800 personnes qui accepteraient de faire à COLA un don de 10 Euros pour pouvoir racheter des billets.
Le remboursement - pas encore certain - des billets s'il a lieu, sera totalement reversé pour les projets en faveur des enfants de l'altiplano
 
CCP COLA 29 693 27 K Paris COLA Maison Nicolas Barré 83 rue de Sèvres 75 006 PARIS
 
Voilà, c'est tout , faites ce que vous pouvez soit pour relayer l'appel, soit pour constituer un maillon.
Un reçu fiscal peut être remis sur demande
 
Merci d'avance pour votre soutien !!!
 
Lundi 16 avril :
 
Merci à tous pour la mobilisation !! On compte sur votre soutien pour la réalisation de ce projet. Je vous raconterez à mon retour ma mission passée là-bas en 2005... et vous donnerez des nouvelles de l'avancée du groupe 2007 si il peut grâce à vous le réaliser !!!
 
Les dons sont à envoyer à :
Maison Nicolas Barré 83 rue de Sèvres 75 006 PARIS
Chèque libellé : COLA
(qui veut dire : coopération, ouverture, lien, avenir)
Mettre un mot : pour les enfants de Bolivie
(car l'assoc' soutien aussi un projet en Afrique)
 
Merci pour eux !!!!!!!


Mercredi 09 Mai : 440 maillons..... aller on avance !! Quelques efforts encore....

Vendredi 18 Mai : 600 maillons !!!!!!! On s'approche du but !!!!!! Pas de relâche !!

Par Zézette
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