Les tortues

Publié le par Zézette et Thérèse

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Un joli couple de tortue de terre... undefined
Kélonia est un observatoire des tortues marines.
Sur les 7 espèces de tortues marines, 5 fréquentent les eaux de l’océan Indien:
- la tortue franche...la plus répandue
- la tortue luth...la plus grosse (500 à 900kg)
- la tortue imbriquée
- la tortue caouanne...la plus agressive
- la tortue olivâtre...la plus petite
et voici une tortue albinos :
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La reconstitution des habitats naturels des tortues marines permet de mieux connaître ces reptiles marins, vieux de 110 millions d’années.

Ce dernier espace du parcours muséographique veut amener les visiteurs à réfléchir sur la nécessité, mais également la difficulté de concilier la préservation des tortues marines et de leurs habitats, avec la volonté légitime de développement des communautés humaines qui y vivent. 

Kélonia est aussi un centre de soins qui dispose d’installations spécifiques pour l’accueil des tortues blessées ou malades. Les tortues sont mises en quarantaine ou isolées dans des bassins de 2 ou 10 m3 pour y être soignées sous contrôle vétérinaire, avant d’être relâchées dans le milieu naturel.
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L’utilisation de balises Argos fixées sur la carapace des tortues marines durant leurs déplacements océaniques fournit des informations sur les trajet migratoires et les mécanismes d’orientation utilisés par les tortues.

Un peu d'histoire...
En 1977 : naissance de la ferme corail... c'est une véritable filière économique basé sur l'élevage des tortues. Afin de ne pas pénaliser le renouvellement des populations de tortues sur ces îles, seules les tortues naissant le jour pouvaient être prélevées (car elles n'avaient que peu de chance de survivre face aux prédateurs... les plus chanceuses naissent la nuit...). 
Dans les années 90, jusqu’à 25 tonnes par an seront commercialisées sous l’appellation Rouge Corail, dans les restaurants et les poissonneries sur les étals. L’approvisionnement régulier favorise la valorisation par les restaurateurs et les industriels qui proposent samoussas, viande fumée, conserves de soupe ou civet et foie gras des mers. La viande de tortue d’élevage approvisionnera également, mais avec un succès moindre, certaines cantines scolaires
Les formations en artisanat utilisant l’écaille d’élevage sont un succès : sept ateliers sont créés et transformeront également des os et le cuir.
Les ambitions réunionnaises sont contrariées en 1981, les tortues marines sont classées à l’annexe I de la convention de Washington (CITES), ce qui en interdit le commerce international. Localement les tortues sauvages sont protégées dés 1983 par arrêté préfectoral. Certaines associations écologistes combattront dés sa création et parfois durement, cet élevage d’une espèce menacée. le débat durera 20 ans. Il rendra à la tortue de mer la place qui était la sienne lors de l’arrivée des premiers colons sur l’île, et qu’elle avait perdu en se raréfiant.

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